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Un moteur en panne sur l'ATR !
par Azzurro
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Mettons un peu de piment dans notre existence : aujourd'hui au programme, une panne moteur. Plus exactement, d'un seul moteur, et je propose d'essayer ça sur l'ATR. Comme il s'agit d'un bi-moteur puissant, ce n'est pas si difficile que cela à gérer.
Il faut dire surtout que l'avion est particulièrement réussi, merci encore à Jean, son concepteur !

Alors en route. J'ai choisi Clermont-Ferrand (LFLC), mais bien sûr chacun peut s'entraîner sur l'aéroport de son choix.
(--> Cliquer sur chaque image pour l'agrandir)

Décollage : tout est normal.

On rentre le train et les volets, 1800 ft/mn de taux de montée, réglage de la puissance.

Virage à droite, la vitesse approche de 200 kts, on la stabilise.

Nous avons programmé un palier à 4000 ft sur le pilote automatique, soit environ 3000 ft altitude terrain, pas la peine de monter trop haut.

On se place en vent arrière.

Préparation de la "panne" simulée : sur le panneau du haut je coupe sucessivement ce qui concerne le moteur droit
- la pompe,
- le générateur,
- le contacteur alternateur,
- le clapet de prélèvement d’air et la vanne d’isolement d’air
(soit respectivement les touches P2, 7, 11, 15 et 17 sur la notice de l'ATR, en page 6).

Nous allons couper le moteur droit (il faut bien choisir, et puis ça nous rappellera les fois où nous avons oublié de débrancher l'alimentation électrique au sol)
;-)

Sur le panneau du bas, nos deux leviers "condition".

Si je laisse la touche "Maj" enfoncée, je peux sélectionner chaque levier individuellement. Choisissons donc le droit.

Nous ramenons en position basse le levier droit, cela coupe l'arrivée d'essence, le moteur s'arrête.

Vérification extérieure : ah ben oui, ça en a tout l'air;-)

Bien, on garde pour l'instant le pilote automatique pour conserver l'altitude, on le coupera totalement en fin de vent arrière.

Il faut garder le cap impérativement, je rappelle que nous sommes en vent arrière. Moteur droit coupé, je dois incliner l'avion légèrement à gauche, c'est bien visible ici.

J'ai aussi augmenté un peu la puissance, c'est logique puisque je n'ai plus qu'un moteur.

Prudents, nous préparons un redémarrage moteur au cas où...

Nous replaçons donc le levier de condition sur "feather", ainsi le redémarrage sera très rapide en cas de besoin ; je ne te conseille pas une remise de gaz sur un seul moteur...essaye donc ;-)

Fin de vent arrière : on coupe le PA, on ralentit sous150 kts, les volets, le train, virage à 180° pour intercepter l'ILS, du classique ou presque.

En courte finale, on est à peu près dans les données de l'ILS, pas si mal pour un début. ;-)

Tout est dans le respect des paramètres (vitesse, taux de descente) et aussi dans le jeu manche-palonnier : ici j'incline un peu à gauche, et je "mets du pied" à droite pour voler droit.

Je rappelle que je n'ai pas utilisé le PA depuis la fin de vent arrière, c'est plus instructif. Mais le PA gère très bien ça aussi, si on veut se "faire aider" un peu.

En finale notamment, il faut jouer avec prudence des accélérations avec la manette de gaz, car cela fait faire des embardées importantes à l'avion... question d'entraînement.

Et voilà, le roulage se fait sans problème, malgré quelques embardées à corriger au palonnier.

Et là encore il faut y aller doucement avec les accélérations.

Bon, ce n'est pas si difficile, même si plusieurs entraînements seront indispensables pour bien réussir :-)
En fait, la gestion de la puissance est primordiale, il faudra donc quelques tentatives pour trouver les bons réglages et les mémoriser, et ne pas hésiter à rallumer le moteur "en panne" pour une remise de gaz.

Bons vols d'entraînement !